Billets contenant le mot-clé : nuit

Astro d’hiver (et varié)

Et voilà, nous sommes repassés à l’heure d’été !

Autant c’est bien pour profiter un peu de la lumière du jour le soir en rentrant du boulot, autant pour l’astro, c’est quand même mieux en heure d’hiver : les sessions peuvent commencer plus tôt et surtout finir pas trop tard dans la nuit !
Du coup, les sorties en semaine restent gérables malgré l’impératif bureau du lendemain 😉

Donc, comme les journées rallongement maintenant rapidement et que le crépuscule astronomique recule également rapidement au milieu de soirée, je vais doucement mettre mon activité photo « astro » au ralenti pour les prochains mois, jusque fin Octobre.
Il y aura bien sûr quelques exceptions si la météo veut bien coopérer les week-ends autour de la nouvelle lune, car il y a quand même quelques beautés dans le ciel de printemps ou d’été qui méritent qu’on s’y attarde (je pense en particulier au dentelles du cygne que j’ai « ratées » au Estivales de Webastro l’année dernière, pour cause d’humidité trop présente).

Mais en attendant, je te propose une petite rétrospective de ma pêche astronomique depuis fin Octobre 2014 et la mise en place de l’heure d’hiver en France ! Continue reading

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage…

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La fin de l’année approche, c’est l’heure des bilans, des top10 photos de l’année, des statistiques de fréquentation de site, etc etc.

Comme je n’aime pas faire comme tout le monde, voici donc plutôt une petite parenthèse liminaire poétique 😉 , histoire aussi de varier un peu les plaisirs.

J’ai immédiatement pensé à cette citation de Nicolas Boileau (1636-1711) pour le titre de ce billet.

Elle est tirée du poème « Il est certain esprits… » (que beaucoup devraient d’ailleurs relire, ou lire, de temps en temps avant d’aller poster leur « prose » sur Facebook ou autres médias sociaux « 2.0 »…) tiré du recueil « L’art poétique » (1674).

Voici un extrait plus complet, entre autres passages de ce poème, qui est intéressant à garder en mémoire, à mon sens :

[…] Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. […]

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l’écu de Sobieski (presque en totalité ^^ )

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Encore un assemblage de plusieurs photos en pose longue réalisé lors du week-end à Astroguindaine (voir les billets précédents).
Une portion de la voie lactée shootée au 50mm sur monture équatoriale :

  • l’écu de Sobieski est en grande partie visible au centre
  • L’étoile bleu en bas à gauche est le bout de la constellation de l’aigle.
  • Les 3 étoiles vaguement alignées en haut sont une partie d’Ophiuchus
  • On distingue en bas à droite les nébuleuses de l’aigle et Oméga

Voir la version annotée sur Astrobin

10 photos de 2 minutes exploitées (sur plus de 25 🙁 ) (un voile nuageux de haute altitude a ensuite pointé le bout de son nez).

C’est juste franchement dommage qu’il me manque une étoile de la constellation de l’écu, dur dur de cadrer des cibles aussi peu lumineuses à l’oeil nu 😉

Le scorpion au dessus des alpes

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Toujours dans le cadre du week-end à Astroguindaine, voici la constellation du scorpion, au ras de l’horizon.

C’est une série de plus de 60 photos de 2 minutes – sur monture équatoriale donc -, mais la fin de celle-ci est malheureusement inexploitable 🙁 : la faute à mon inexpérience qui m’a fait oublié de penser à la trajectoire de la constellation pendant les deux heures nécessaires ! En effet, elle a terminé sa course derrière la montagne de droite 🙁
C’est donc une note pour la prochaine fois : des séries moins longues à l’horizon quand des obstacles sont sur le chemin 😉

Astroguindaine, le chalet pour les vacances astro

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Comme déjà expliqué dans un billet il y a quelques temps (voir ici), nous avions réservé un chalet spécialement dédié à l’observation astronomique (il y a même du matériel pour les périodes où Astroguindaine organise les observations, mais il est possible de louer le chalet « seul », enfin à une bonne grosse dizaine quand même vu la place 😉 ).

Le chalet est situé pas très loin du col du Lautaret, à Villar d’Arène, dans les Hautes-Alpes. Il est à environ 2’000m d’altitude, peu soumis à de la pollution lumineuse proche… et uniquement accessible par un chemin terreux, caillouteux et pentu à souhait !

Cette photo est le résultat d’un premier essai d’une monture équatoriale « de poche » (elle fait moins de 1kg sans le trépied) sur laquelle j’ai monté un reflex avec un 25mm : la Vixen Polarie.
J’ai utilisé un mode de suivi appelé « 1/2 », qui correspond donc à la moitié de la vitesse de suivi stellaire (oui oui, je le jure 😉 ). Ceci permet (grosso modo) de doubler les temps de pose possibles avant d’obtenir un filé d’étoiles, tout en conservant le premier plan terrestre à peu près net.
Cette monture équatoriale permet également le suivi stellaire normal et une charge maximale aux alentours de 2 kg (limite réelle non testée par mes soins !) ; l’utilisation d’une lunette astro ou même d’un gros télé-objectif photo est donc impossible.
Ce n’est toutefois pas ca que je lui demande, mais plutôt de pouvoir se glisser aisément dans le sac de rando pour les sorties de plusieurs jours !

Conjonction Lune-Jupiter-Gémeaux de mai 2014

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Coucou.
Je ne suis pas très présent ces derniers temps, ni ici ni sur le web… Désolé !

La faute à des bouleversements dans ma vie personnelle qui m’ont mangé mon temps, mon énergie et ma motivation !
Je n’ai en effet pas fait de photos du tout (ou tellement peu) entre février et début mai, le vide absolu…

Pour me faire pardonner, et pour te faire patienter (hé oui, je me suis fait une vraie session photo ce week-end, j’ai peut-être même une ou deux photos qui me plaisent…), voici une photo prise le 4 mai au soir alors que la lune commençait doucement à grossir.
C’est juste dommage qu’il y ait eu ce voile nuageux de haute altitude qui m’a empêché d’obtenir le rendu que je voulais 🙁

Avais-tu remarqué le passage de la lune à proximité de Jupiter en ce début de mois ?
(oui oui, c’était visible même sous des cieux pollués lumineusement 😉 )

M31 – Galaxie d’Andromède

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Ce début d’année est donc définitivement placé sous le signe de l’astro-photo pour moi !
(Bon en même temps, il faut bien que je « rentabilise » mon achat de monture équatoriale aussi 😉 )

Vendredi soir, il y avait enfin un créneau météo favorable proche de la nouvelle lune (plus simple pour la photo de constellations / nébuleuses et autres objets célestes), et toute la journée j’étais excité comme une puce à l’idée de ma sortie à venir 🙂

J’avais prévu une loooongue session pour attraper Orion et ses différentes nébuleuses, mais j’ai encore beaucoup de boulot de post-production avant de montrer quelque chose de potable ! Ce sera donc pour un prochain billet 🙂

Mais comme il me restait un peu de batterie dans l’appareil photo à la fin de mon shooting prévu, j’ai cherché la galaxie d’Andromède et j’ai fait une très courte série de photos : « seulement » 11 photos sont assemblées au final pour cette image. Pour être précis, voici les informations techniques complètes :

  • Nikon D700 + 180 f/2.8 ED Ai-S
  • 11 photos de 60 secondes à 1600 ISO
  • 3 « Darks » de 60 secondes à 1600 ISO
    Ce sont des photos réalisées dans les mêmes conditions que les photos réelles, avec le cache de l’objectif mis sur ce dernier.
    Ces photos sont là pour corriger le signal numérique généré par le capteur à la sensibilité, température et temps de pose utilisés
  • 19 « Flats » à 1600 ISO.
    Les flats sont là pour corriger le vignettage et les poussières ou tâches dans le cheminement optique.
    La température n’est pas importante, mais tout le reste l’est : focale, mise au point, ouverture, position de l’appareil photo. En général on cherche à prendre des photos d’un ciel nuageux, d’un tissu blanc devant l’objectif, etc etc…
  • 17 « Offsets » à 1600 ISO.
    Les offsets servent à corriger le signal de lecture du capteur.
    Il suffit de prendre une photo « noire » (avec le cache de l’objectif donc) avec le temps de pose le plus court possible et la même sensibilité que les photos brutes. La température n’a pas d’importance !

Le plus difficile pour ce type d’image – en dehors de ce qu’on appelle la mise en station de la monture équatoriale – est quand même la post-production. Je m’acharne en effet depuis quelques mois avec différents logiciels pour obtenir le meilleur des récentes photos astro que j’ai faites.
Après plusieurs essais de « workflow » et différents conseils glânés sur un groupe Facebook d’astrophotographes amateurs, voici celui qui a « fonctionné » pour cette image :

  • Assemblage des différentes photos avec Deep Sky Stacker
  • Traitements cosmétiques légers dans IRIS (« DDP », retrait du gradient – pour la pollution lumineuse, et gestion du contraste)
  • Traitements de la chromie dans Photoshop (Niveaux et courbes principalement)
  • Finalisation dans Lightroom (bruit, netteté, finalisation des courbes)

Je ne veux pas trop rentrer dans le détail car ça ne va pas intéresser grand monde !
Je pense tout de même que j’essaierais de faire une sorte de « tuto » plus complet avec l’image d’Orion avec laquelle je suis en train de me battre 😉
Bon, sinon, et cette image, elle te plait ?

😉

Rapprochement Lune – Jupiter de mi-Janvier 2014

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Le 14 janvier au soir, ou le 15 au matin, il était possible de voir un rapprochement entre la lune presque pleine et Jupiter. J’avais une idée pour le 14 au soir (les placer au dessus du Mont-Blanc), mais la météo en a décidé autrement.

J’ai quand même jeté un coup d’œil à l’extérieur depuis mon balcon en me levant le 15 au matin, et le ciel était assez dégagé pour envisager la prise de vue. Aussitôt dit, aussitôt fait, le trépied et le reflex était dehors en attendant que la lune se rapproche de l’horizon pour avoir un premier plan, même vague, en contre-jour !

A noter également que la lune du mois de janvier sera la plus petite de 2014, car elle est actuellement au plus loin de la terre au niveau de son orbite (406’526 kms), avec une taille apparente inférieure de 14% à celle de la « super-lune » (quand elle est au plus proche de la terre).

Cette photo est en fait un assemblage « composite » de 2 photos : 1 où la lune est surexposée afin de voir le premier plan et Jupiter, et une où la lune est correctement exposée et où l’on peut distinguer son relief sur la photo visualisée en pleine taille !

Planète illuminée à Bossey

C’est en passant à côté de Bossey l’année dernière, à peu près à la même période que maintenant, que j’ai aperçu cet arbre illuminé pour les fêtes juste à côté de l’église de Bossey.

J’avais envie de tenter une planète dans le cadre de ma série « La Valse des Mondes », ce d’autant qu’à l’époque il me manquait de la matière panoramique récente pour participer au Panobook 2013.

J’ai finalement pu me déplacer sur place courant janvier, quelques jours avant qu’ils enlèvent les illuminations (ouf, au moins pas un #Fail 😉 )

Après une étude rapide du terrain, je me suis décidé pour 2 positions de prise de vue : une sous l’arbre, et une un peu décalée, plus au milieu entre l’arbre et l’église.

Tu peux d’ailleurs le voir sur la planche-contact : la série à gauche est celle sous l’arbre et à droite celle qui est plus au milieu. Continue reading

Encore un matin (tôt) sur le Salève

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Un billet rapide aujourd’hui car l’inspiration pour écrire des textes afin d’accompagner mes photos me manque (et cela fait quelques mois que ce  problème dure, les brouillons du site pouvant en témoigner 😉 )

Voici donc juste quelques mots pour vous présenter cette série réalisée très tôt un matin fin septembre, sur le Salève, évidemment 😉

J’étais parti pour faire quelques photos de la conjonction lune-jupiter dans la constellation des gémeaux.
Quand le réveil a sonné (très très tôt) ce matin-là, et comme le ciel se montrait clément, cela a fini de me convaincre de prendre la voiture pour monter à mon désormais classique point de vue sur le Mont Salève

Sauf qu’une fois arrivé, les nuages s’étaient également joints à la fête et m’ont ruiné mon plan de départ. #Fail 1 !

Qu’à cela n’Etienne, j’ai décidé de tenter quelques modestes photos de constellations en profitant des trous dans les nuages… Continue reading