Workflow Photo : Etape 4 – Post-production « avancée »

Difficile de garder le rythme sur un ensemble d’articles d’un même thème… Surtout quand j’ai l’habitude d’en mettre des « tartines ».
La réalité et les contraintes personnelles comme professionnelles me le rappellent une nouvelle fois : cet article aurait du être publié (enfin rédigé déjà) il y a bien longtemps (comment ca plus d’un an ??? Euuuuuu oui 😳 ).
Évidemment, entre-temps, Lightroom a changé de version, et ce que j’avais prévu de dire est modifié (ah si seulement j’avais publié plus tôt … 😉 ).

Du coup, j’essaie maintenant de synthétiser plus, afin de finir la série « workflow photo » avant la sortie de LR5 ( 👿 ).

Voici donc avec beaucoup de retard la synthèse de l’étape 4 de mon workflow photo : la post-production « avancée ».
Après un rappel des principes de base que j’utilise, je vous propose une description rapide des 8 étapes que j’utilise à ce niveau là.

Principe de l’entonnoir pour gagner du temps

Si les photos sont notées, passez plus de temps en post-production sur une photo « 4 étoiles » que sur une photo sans étoile !

Pour ma part, je ne m’occupe plus que du développement complet des photos que j’ai notés avec « 2 étoiles » ou plus ; si j’ai le temps, je fais un simple « copier-coller » (ctrl+maj+c / ctrl+maj+v) des réglages de ces photos vers les photos similaires sans notes… Et je n’ai  ne prends pas toujours le temps 😉

Sélectionner des photos similaires pour gagner encore plus de temps

Un ensemble de photos similaires (un groupe d’images pour un panorama, un timelapse, un HDR, … ou tout simplement des photos prises dans des conditions identiques ou proches) peuvent être développées en une seule fois en les sélectionnant toutes et en « synchronisant » les développements effectués.

Je ne fonctionne que comme cela (d’autant que je fais énormément de panoramiques, timelapses… bon un peu moins de HDR ces derniers temps, c’est vrai) depuis mes tous premiers pas dans LR.

Utiliser des presets de développement

Si vous passez votre temps à appliquer le même réglage pour certains aspects, ou si vous utilisez seulement une ou deux valeurs pour un slide donné, je ne peux que vous recommander de créer le(s) preset(s) adéquat(s) : cela va toujours plus vite de cliquer sur un bouton que de régler sur une valeurs précise d’un slider (ou de la « courbe »).

L’autre avantage de cette « astuce » est de pouvoir faciliter la cohérence de développement entre toutes vos photos (« votre style » en quelque sorte) puisque l’on s’assure que les valeurs (de saturation, de contraste, …) restent constantes au fur et à mesure de vos sessions de développement.

L’art du « juste assez mais pas trop »

Au début, vous aurez sûrement comme moi tendance à vouloir jouer avec tous les sliders, et en plus de manière assez « appuyée »…
Alors, certes, c’est important d’essayer d’expérimenter, de chercher votre staïle toussa toussa, mais toutes vos photos avec une saturation à 80, j’appelle plus cela un meurtre prémédité pour les yeux de vos spectateurs qu’un style de développement – il en faut pour tous les goûts, j’en suis bien conscient, mais je reste partisan du « less is more ».

La méthode que j’utilise pour essayer (y arrive-t-on tout le temps ?) de ne pas tomber trop souvent ou trop fort dans ce travers est la suivante :

– pour chaque  réglage, je fais une première modif et j’essaie de comparer le « AVANT/APRES »
– si cela me convient, je reviens un tout petit peu sur le réglage, dans l’autre sens
– si cela ne me convient pas, je répète les deux premières étapes ^^

Si je vois que je reviens assez souvent sur une valeur pour un réglage donné, je crée dès que possible un preset (cf. paragraphe ci-dessus) pour éviter de reproduire en permanence ce processus « d’essais-erreurs-corrections ».
Note : il est évident que je n’applique pas systématiquement un preset pour chaque réglage de toutes mes photos, cela dépend de ce que je veux faire pour chaque photo.

Ma séquence de développement type (« modifiée » pour LR4)

  1. Recadrage (raccourci clavier : r)
    N’en déplaise aux puristes, je recadre mes photos… C’est même la première étape du « développement final » de mes photos. Je place les éléments, je sors ce qui m’embête du cadre, voire je remets l’horizon droit… Mais le dernier point ne m’arrive jamais ^^
  2. Exposition / Contraste
    Une des parties du développement qui a changé entre LR3 et LR4… La valeur « de base » ne rend pas du tout la même chose entre LR3 et LR4. Un point à prendre en compte si vous avez fait des presets sous LR3.
    J’active les « clippings » sur l’histogramme en haut à droite, et je fais bouger le curseur d’exposition jusqu’à voir (à peine) apparaitre du clipping sur les hautes-lumières.
    J’ai des presets de contraste en fonction du type de photo (par exemple je mets en général plus de contraste sur une photo N&B )
  3. Balance des blancs
    J’ai la chance que mon boitier (nikon d700) me donne de très bons rendus par défaut en laissant le mode automatique enclenché sur le boitier. Du coup, c’est quelque chose que j’utilise peu.
    En cas de problème, et si vous n’avez pas pensé à votre « charte true colors de Scuadra » (efficace au plus haut point), essayez soit le « Automatique » de Lightroom qui ne s’en sort pas trop mal (même si je trouve qu’il a tendance à faire une balance un peu plus chaude que ma sensibilité personnelle) soit la pipette de la balance des blancs à cliquer sur une zone neutre…
  4. Noirs / Tons foncés / Tons clairs / Blancs
    Autant j’utilisais beaucoup le curseur « Récupération » de Lightroom 3, autant sous LR4 je n’utilise quasiment plus ce bloc. Je lui préfère les courbes (cf. point 6)
  5. Présence (Clarté / Vibrance / Saturation)
    Typiquement un bloc de réglages que je touche très peu : j’ai mis les valeurs par défaut qui me plaisent et je les fais très peu bouger entre mes différentes photos. A la limite je baisse un peu la saturation pour les séries « HDR » qui vont de toutes façons passer dans un logiciel spécifique derrière.
    J’aime beaucoup le curseur « clarté » qui gère les micro-contrastes et me permet de donner l’illusion d’un photo floue (« douce ») en tirant le curseur à gauche
  6. Courbes
    Il faudrait un article complet pour les courbes tellement cet outil est puissant.
    C’est avec ce bloc de réglages que je « cale » les luminosités des différentes parties de mes photos
    C’est ce que je considère comme le moins facile à « dupliquer » d’une photo à l’autre, même quand les photos sont similaires (bon et sauf si ce sont les photos d’une même rafale, ok 😉 )
  7. Détails (netteté, bruit)
    Typiquement pour moi un réglage à faire en sélectionnant toutes les photos avec les mêmes valeurs ISO
    Le bruit se gère « ISO par ISO », et j’associe des réglages de netteté pour chaque valeur différente.
    C’est là que j’ai un preset par ISO que je vais ensuite conserver tel quel, pour des raisons de rendu similaire 😉
  8. Export photoshop (ou autres) pour finalisation si besoin
    Que ce soit pour votre « chef d’oeuvre » nécessitant quelques retouches plus approfondies, pour un panoramique, pour un HDR ou encore un timelapse (liste absolument non exhaustive 👿 ), il est parfois important de finaliser le tout dans un logiciel tiers. Lightroom permet de le faire facilement, mais le tout est de savoir les images que vous allez conserver.
    Ma règle personnelle est simple : Je garde les RAWs (évident !) et ne garde pas les fichiers de travail intermédiaires (les tiffs individuels avant l’assemblage panoramique par exemple) ; je ne conserve que le fichier final (en général un TIF16 ou un PSD, avec les calques s’il y en a) que je groupe avec mes fichiers « sources » dans Lightroom (Raccourci clavier : ctrl+g )

Rendez-vous, je l’espère avant fin 2012, pour la partie « impression et diffusion » de mon workflow photo.

En attendant, toute question ou remarque est la bienvenue !

2 commentaires pour Workflow Photo : Etape 4 – Post-production « avancée »

  1. Tiens, j’avais complètement oublié que tu avais encore ta série d’articles sur ton workflow en cours ! Lol !
    Intéressant en tout cas. J’utilise quasi le même schéma de développement que toi (sauf que je découvre LR4 depuis qq jours seulement puisque j’étais encore sous XP) : seule différence, j’utilise bcp les curseurs blancs, ton clairs/foncés, noirs.
    Hâte de lire ta suite 😉

    • J’ai trop perdu mes repères de LR3 avec ce bloc de réglages (surtout le « Blanc » que je n’arrive pas à maitriser comme le « récupération » de LR4) ; du coup j’ai fait au plus simple et au plus rapide avec les courbes, comme la logique n’a pas changé entre les deux versions.
      Mais c’était plus pour éviter de perdre trop de temps sur une courbe d’apprentissage là dessus !

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